Mon premier est mobile, mon second est bon marché, mon troisième est sain, mon tout est : le mouvement Street food. La tendance promeut une alimentation saine, abordable et alternative et répond à deux problématiques : le « manger bien » et le « manger vite ».

Envie de manger bien, bon, bio et tout ça rapidement ? Avec la Street food, madame est servie ! (et monsieur aussi)

Urbaine & Multifacette

L’offre est aussi diversifiée que les quatre roues qui la propose : Roulottes, camionnettes et charettes servent sandwich bios, plats asiatiques, fait-maison, traditionnel, végétarien, bio, chic, il y a en a pour tous les goûts et à toutes les sauces. A consommer en marchant ou assis sur une petite terrasse improvisée tant que ça se mange vite, que ça ravit nos papilles et notre porte-monnaie. Le déjeuner parfait !

L’imaginaire collectif voudrait que l’alimentation provenant d’une camionnette soit aussi équilibrée que les frites bien grasses et la fricadelle de la baraque à frites des Ch’tis, « Eh ben non, ch’est pas ch’a du tout ! » Les « food truck » qui vous servent de la « Street food », c’est urbain et branché mais, mieux encore, c’est sain !

Dans le milieu de la restauration gastronomique comme au sein des mouvements contre la malbouffe, on s’accorde à dire que « Oui, vite fait et bien fait, c’est possible ! ». Des aliments sains même assemblés rapidement feront toujours un repas équilibré. Laurent Petit, chef étoilé à Annecy-le-Vieux, s’y est essayé. « J’ai réinterprété mes plats façon Street food au dernier salon culinaire Prolac. L’objectif était d’obtenir un résultat gustatif tout en ayant le côté pratique qui permet de manger dans la rue ». Comme quoi, le Street food trouve sa place dans tous les milieux culinaires. Et en parlant de place…

Food trucks : Faut bien se garer !

Ce qui fait le charme de la Street food c’est son côté « mobile » et pourtant ça ne « play » pas à tout le monde. Nombre de commerçants sédentaires perçoivent la Street food comme une menace, une concurrence déloyale. « Il n’y a pas de raison, c’est une offre complémentaire » explique Yolaine, gérante de La Charrette du Potager à Chambéry. « Nous sommes déjà tributaires de la météo donc un bon emplacement est primordial. La cuisine de rue est malheureusement fragilisée par cette guerre de l’espace marchand ». Heureusement, un livre blanc visant à proposer une charte globale de fonctionnement viendra bientôt légiférer l’activité.

La Charrette du Potager propose une cuisine familiale, bio, locale et végétarienne dans le cadre naturel du Parc du Verney pendant les beaux jours et près des Halles en hiver. Galettes végétales, Dal de lentilles, crumbles de légumes, céréales, légumineuses accompagnés des légumes de saison, une partie des produits vient directement du potager des deux associées qui ont pour objectif de servir une nourriture saine avec une empreinte écologique minimale. La cuisson se fait au poêle économe à bois ou à l’étouffée dans une marmite norvégienne. Côté tarif, l’assiette est à 5€. « C’est un prix minimal de soutien, ensuite les clients donnent ce qu’ils veulent en fonction de leur budget. L’idée étant d’être accessible au plus grand nombre ».

A Montbonnot, à 10 km de Grenoble, Thomas Sibellas lance Cook’oon en décembre 2012. Le fast food asiatique complète l’offre de son pas de porte par une camionnette mobile, fabriquée sur mesure, pour répondre à une stratégie de développement. Des menus venus d’Asie, du 100% fait maison vendu sous forme de box dont la viande est originaire de France. Thomas trouve lui aussi la situation des Food trucks complexe mais ça ne l’empêche pas d’être créatif. Pour palier aux problèmes de stationnement, il se rend, sur réservation devant votre porte pour vous cuisiner ses petits plats. Sa camionnette est prête à aller au bout du monde… ou au moins jusqu’en Asie.

http://www.streetfoodenmouvement.fr