C’est en retournant à mon domicile, le réservoir vide, sur la réserve depuis 50 km, en pleine nuit et sans station essence en vue que j’ai cherché à pratiquer l’eco conduite.

L’eco conduite, cette  technique qui permet de limiter ses émissions de CO2 mais aussi de faire des économies de carburant et, dans mon cas, d’arriver à destination sans encombres. Peu importe ce qui vous motive ; l’écologie, l’argent ou encore un réservoir vide, la conduite économique/écologique, ça paye ! Ou du moins ça évite de dépenser…

La voiture… Quoi la voiture ?

Bien sûr, la voiture est importante, une voiture écologique pour démarrer, c’est bien mais n’étant pas concessionnaire, je ne cherche pas à vous vendre le dernier modèle de voiture écologique/économique. Alors peu importe le modèle de titine, on va faire avec !

Rien ne sert de courir…

Evidement… puisqu’on est en voiture !

Le premier facteur ; rouler lentement. La vitesse, ça consomme et ça ne permet de gagner que très très (j’insiste) peu de temps au final. Un simple calcul sur un parcours de 100 km vous le prouvera. Par contre, ça fait faire des économies ! (Je vous laisse consulter la formule de Bison Futé en fin d’article, moi je suis plus lettres que chiffres)*. Cependant, on évite de rouler moins de 20km sous la limitation car :

  • 1, ça énerve ceux qui sont derrière
  • + 2, c’est dangereux
  • = 3, il est dangereux d’énerver ceux qui sont derrière.

Donc, je commence par réduire ma vitesse mais de manière progressive et modérée. Intelligemment en somme. Jusque là, rien de sorcier.

Idéalement, au démarrage, on laisse chauffer le moteur quelques minutes et on attend quelques kilomètres avant d’attaquer plus sérieusement. D’après l’ADEME, (agence de l’environnement et de la maitrise d’énergie) un véhicule roulant à froid consomme 10 à 15 fois plus de carburant sur le premier kilomètre. Donc, on écoute l’ADEME et, sur les premiers kilomètres, on roule zen !

Enfin, on n’appuie pas sur la pédale d’accélération au démarrage. Ca ne sert à rien (puisqu’on a un moteur à injection) et ça consomme.

Rouler à vitesse constante

Rouler à vitesse constante, c’est bien. Ca évite de passer et pousser les rapports sans arrêt et ça évite aussi de freiner. Car, si je freine, c’est que j’ai roulé trop vite. Vous me suivez ? Non ? Alors passez la seconde !

Attention, rouler à vitesse constante et donc garder son élan ne signifie pas :

  • griller les feux et les priorités
  • passer le rond point à 50km par peur de perdre son élan (vous pourrez toujours en trouvez un autre, un jour, en forêt)
  • Ecraser ou effrayer la petite mamie qui traverse parce qu’elle prend trop de temps et que le temps c’est de l’argent et que freiner c’est consommer du carburant et donc dépenser de l’argent et qu’après tout c’est déjà moi qui paye sa retraite alors ca suffit ! (sophisme)

Alors, on reste modéré, même dans la constance… Si,si !

Si on a un régulateur de vitesse, on rentabilise l’option en s’en servant ! (comme pour les clignotants)

Eviter le rapport de force

Evidemment, on choisit le rapport le plus adapté et on n’hésite pas à choisir le plus haut. Pousser les rapports, ça consomme ! Alors on met son moteur au régime. Jusqu’à 2000 tours / minute (en moyenne), ça va, au dessus, c’est déjà trop.

Les accélérations le pied collé au plancher en plus d’être beauf (tant que vous y êtes mettez la musique à fond et roulez les fenêtres ouvertes), c’est ce qui consomme le plus, c’est inutile, ça pollue et ça ne sert à rien si on doit freiner derrière quelques mètres plus loin !

Alors on anticipe, on décélère et on ralentit progressivement. Comme ça on évite les écarts de vitesse et les effets stop and go, de vrais gloutons de carburant !

Dans les montées, on reste humble

Quand ca monte, le véhicule ralentit, logique ! Que fait-on généralement pour compenser ? On a tendance à accélérer pour garder une vitesse constante, pour garder le rythme et la face. Et bien là, non ! On se laisse faire. Tant pis pour la vitesse. Eh oui ! On se laisse dépasser en souriant et en s’auto…congratulant. Par contre on appuie quand même un peu sur le champignon car si en bout de montée on a plus du tout d’élan, on ne pourra pas en profiter dans la descente ! (en général après une montée il y a une descente, n’est ce pas?).

Dans la descente, on perd les pédales

On profite de la descente pour rouler en point mort et consommer 0 carburant ! Youpi ! Enfin ça, c’est mon avis, mais les sites de conduite vous diront que c’est dangereux et qu’il faut laisser une vitesse. Bon, en tout cas, on se laisse aller dans la descente et on lâche la pédale d’accélération.

Pour le rapport, je vous laisse choisir votre position préférée…

Soyez gonflés !

Pas besoin de fréquenter les salles de gym ou d’avoir un ego surdimensionné ici. Jusque de bons pneus gonflés correctement. Des pneus sous gonflés ou surgonflés entrainent une plus grande consommation de carburant. Les pneus sous gonflés c’est encore moins bien, on perd en adhérence et on consomme jusqu’à 8% plus.

Bon voilà, je crois qu’on a fait le tour. Je vous laisse, je suis en bout de course !

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*Exemple pratique de Bison Futé

En pratiquant l’eco conduite, on peut consommer jusqu’à 40% de carburant de moins qu’un conducteur pratiquant une conduite dite sportive ou nerveuse. Soit une économie de un à deux litres de carburant pour 100 km parcourus.

Pour 15 000 km par an, l’économie peut facilement atteindre 310 € pour un véhicule diesel avec un prix au litre du gasoil à 1,29 €, et un peu plus de 440 € par an avec un véhicule à essence et un prix du super sans plomb à 1,50 €.